[Sans titre] - revue littéraire clandestine

12 juillet 2011

[Sans titre] est sans titre

[Sans titre], un nom-écrin, un nom-baguette magique, entouré de ses deux avides crochets pour pouvoir mieux être tamponné partout. Tel le "Dada" du mouvement ainsi nommé, il ne demande qu'à être répété jusqu'à la perte de voix.

Qu'est-ce que [Sans titre] ? Un hurlement qui engendrera le silence ! Une revue dont la faim insatiable réclame des lecteurs ! Un revue-papier, une trentaine de pages de poésie effeuillée à jeter au vent qui se rêve encore monument. Des écrits de tous genres littéraires, poésie d'abord, mais aussi nouvelles, contes, romans en feuilletons, par de jeunes écrivasseurs noblement dilettantes et monstrueusement ambitieux. Nous vous les présenterons ici, vous pourrez goûter quelques extraits courts.

Depuis le numéro 5, les textes de [Sans titre] sont mis en relation avec les illustrations d'artistes talentueux.

[Sans titre] défend la gratuité du geste artistique en même temps que la nécessité de la poésie, l'exigence stylistique en même temps que l'ouverture d'esprit, la pertinence de la métaphysique en même temps que l'amour du gros mot s'il est rigolo. [Sans titre] est l'affirmation de la poésie comme mode d'existence, du roman comme preuve de l'insuffisance de la vie. [Sans titre] parle en une langue sans peur et sans censure, où la familiarité et le néologisme sont bienvenus, dès fois que le français puisse un jour retrouver son épaisseur d'avant Malherbe et Richelieu. [Sans titre] ne se veut pas un borborygme de plus en faveur du fascisme culturel, l'art doit perdre sa majuscule en ce qu'il à la fois peu de chose et trop important pour être un luxe. Sans sponsor ni subvention, la revue est vendue à prix libre à l'unité, à prix coûtant par abonnement. Elle est ainsi à la fois abordable par tous, et entièrement libre.

Pour impressionner vos invités en laissant traîner un magazine intelligent sur votre table basse.. Abonnez-vous à [Sans titre] !

Si vous en avez marre de consacrer les huit quarts de votre budget en boisson.. Abonnez-vous à [Sans titre] !

Et plus simplement, si vous désirez un peu de bonne lecture pour le soir, le matin ou l'après-midi.. Abonnez-vous à [Sans titre] !

 

« Vous ne vous abonnez pas à [Sans titre], c'est [Sans titre] qui s'abonne à vous » -- Un sage.

 

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 Contact : revuesanstitre@gmail.com

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13 juillet 2011

Numéros parus

Episode de la vie d'(un) artiste(s)
[Sans titre] n°1 - Episode de la vie d'(un) artiste(s)

second semestre 2009 - 16 pages - épuisé

 

Graphomanie d'Hiver

[Sans titre] n°2 - Graphomanie d'hiver

premier semestre 2010 - 22 pages - épuisé

 

Du terreau pour les étoiles

[Sans titre] n°3 - Du terreau pour les étoiles

second semestre 2010 - 32 pages - disponible

Extrait consultable en ligne n°1

Extrait n°2

 

Le Monoclogramme

[Sans titre] n°4 - Le Monoclogramme

premier semestre 2011 - 28 pages + encart détachable - épuisé

 

Blancheurs brûlent 

[Sans titre] n°5 - Blancheurs brûlent

second semestre 2011 - 36 pages + surcouverture en couleur - disponible

 

à paraître : [Sans titre] n°6 - En attendant le lever du rideau - disponible au printemps.

 

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Auteurs publiés

Par ordre alphabétique.

.Miguel Hernandez

Colombine Bartholomée

"Tu te poses dans une clairière. Il y fait chaud. La lune disparaît, il ne reste qu'un croissant. Tu la regardes, fascinée par cette beauté. Tu la regardes et tu attends. Les yeux toujours fermés.
L'aube est là. Tu entends les feuilles des arbres voleter dans les airs avant de se poser face contre terre. Quelqu'un arrive et s'allonge près de toi.
Il neige. Vous vous levez, main dans la main, pour une ballade au crépuscule."

Jacques Prévert

Océane Bartholomée

"Je suis un oiseau.
La liberté est ma mère, ma soeur et ma maîtresse, je fais partie d'elle comme elle fait partie de moi.
L'un sans l'autre, nous ne sommes plus.
Je suis un oiseau.
L'immensité du ciel nocturne me captive et me capture, happée par son infinité, je rêve que je
m'élève et cueille les étoiles.
Je suis un oiseau.
"

Katherine Kurtz

Jeahn Blonski

"Certains vont à Lyon en souriant, d'autres en grimaçant. D'autres y vont en ronflant. Pour ma part, j'y vais en écrivant. Je m'estime bien loti."

Samuel Beckett

Marine Chasselon

"Votre vision du monde m'est étrangère. Je ne reconnais pas les choses dont vous parlez. Dans mon monde, tout est différent et c'est pourquoi j'enverrai le vôtre sur les roses"

Alphonse de Lamartine

Lila

"Elle fait ce qu’elle a à faire. Elle meurt donc. Elle n’est pas plus grande qu’un trognon de pomme incorrectement rongé. Ses yeux transpirent l’innocence et la joie. Même quand elle pleure. Surtout quand elle pleure. Qui sait, peut-être que les pleurs sont unsynonyme de joie ? Je ne sais pas, je ne pleure pas. Ses cheveux roux frisés sont les choses que je voudrais lui dérober. Des cheveux sales et ingrats, ceux qui ont causé la mort de centaines de femmes durant le moyen-âge. Oui ce sont ces cheveux dont j’ai envie. Mais pourquoi pleure-t-elle devant chez moi bon dieu ?! Qu’ai-je donc fait pour mériter ça ? Ma pomme a viré au marron. Cette petite idiote m’a gâché ma soirée. Je passe par derrière pour l’observer en train d’agoniser devant ma porte d’entrée. Elle me fait mal aux oreilles. Mais quelle peau, Blanche-neige ! Une peau blanche comme la brume, comme des nuages opaques menaçants, ceux qui forcent le respect. Une peau de déesse, de petite poupée égarée dans un monde de chiens. Salope de vie. Je vais devoir augmenter mes doses après cettesoirée. Je vais peut-être l’aborder. Merde, elle m’a vue. Je fais quoi ? Elle ne parle pas. Elle me regarde, les yeux pleins de larmes, pleins d’espoir. Comment un raté comme moi pourrait l’aider ? La seule chose que je pourrais faire c’est lui empirer la vie. Arrête de me regarder petite ! Je ne suis rien, je ne suis qu’une erreur. N’essaie pas de trouver en moi ton sauveur. Arrête, petite. Arrête. Je t’en supplie regarde ailleurs."

Sophie Täuber

Anaël Pineau

"La rougeur des chiffres rassure.
Feu. Rouge du feu tricolore.
Stop. Enfin le stop, quand dehors
Nous montons, deux, dans la voiture
Polluante mais las ! fragrante.
La moleskine froide est raide.
Dieu, au volant, femme, a des dreads ;
Il grogne "bonbons à la menthe ?"
Et puis, il y a l'autoradio
Qui scintille : ses chiffres rouges
Bougent, encore, bougent, bougent."

Tristan Tzara

Marie RLB.

"Il est sorti de scène couché sur le brancard du Samu. C’est un soir comme tous les autres soirs de début d’été, nous étions réunis autour d’un magnifique feu. Marcel, un oncle de Grand Père, avait offert aux braises une vieille bicyclette orange trouvée quelque part. Des reflets illuminaient tout le petit monde que nous étions. Les enfants qui piaillaient en faisant la ronde, les hommes à la guitare et nous, les femmes et les jeunes filles, nous qui dansions encore et encore sans même sentir nos pieds fatigués par le sol dur de terre battue.
Et puis il y avait le Père, notre Dieu, le Chef du Clan."

Pierre Reverdy

Elise Vidal-Muller

"Frisson au frôlement fantasmagorique et fou du vent qui t'a frappé la face avec son franc-parler farouche.
Victimes des vérités vivaces envolées dans le vent insufflent fièrement la vie passée qui les force à vivre.
Suspendus via le ciel ouvert les souvenirs enfouis se resserent sous tes cils dont ils voudraient tirer des larmes."

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Culpabilité de l'antipoète (texte programme)

Inutile, dangereux, le feu d’artifice est la plus belle des inventions, le véritable art populaire, et l’une des rares mais indestructibles preuves de l’intelligence humaine. Pourtant nul besoin de feu d’artifice pour fabriquer du charme, avant que des idiots comme moi ne le fassent partir, le charme était là. L’enchantement n’est pas une mystification des yeux. En m’étant désenchanté, je m’étais abusé. Désabusé, j’ai le devoir de me réenchanter. C’est un devoir politique et métaphysique : réenchantons le monde en démystifiant et mysticisant nos mondes intérieurs. Ou nous serons coupables à jamais. Coupables d’avoir cru que l’Art ne fait que désennuyer les oisifs, coupables de n’avoir su réinventer la société de décroissance, coupables de n’avoir pas su aimer,  coupables d’avoir pensé et écrit des conneries, coupables de n’avoir pas vécu avec intensité. Nos biographies finiront dans la bibliothèque de Dieu, que dirons-nous si elles ne sont pas dignes d’être infiniment contemplées ? Nous nous réincarnerons tous les uns dans les autres, que dirons-nous si nous n’avons pas été heureux ?
Et nous, poètes, avons-nous oublié comment plaquer le vers implacable ? On m’a condamné pour strabisme, je réapprendrai à fixer l’intense – ou me tairai.

A. P.

Posté par yelti à 02:27 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

En attendant le [Sans titre] n°5...

Sans titre 1

Sous l'oeil noir de Jacques Rigaut et dans la continuité de son "J'écris pour vomir", notre prochain numéro, Blancheurs brûlent, paraîtra à la rentrée de septembre. En voici l'éditorial indolent :

J’écris pour me taire
    Peut être qu’au bout j’aurai le dernier mot
        Et le verrai sadiquement agoniser
            Fil à fil le texte se défait
                Blancheurs brûlent
                    Et derrière il y a

    Le silence en équilibre sur l’arrête des toits
[sans titre] est sans titre [sans titre] est sans bruit.

Le numéro 5 est désormais disponible. Réclamez-le au plus vite. Il bénéficie du travail d'illustration de l'artiste rémoise Lydia Bultel-Romain.

Posté par yelti à 15:22 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Foire aux questions (FAQ)

Pourquoi le choix d'une revue-papier ?

Parce que nous avions envie d'une revue-papier ! Et que l'état d'esprit n'est pas du tout le même que pour un blog collectif par exemple. [Sans titre] est une revue avec une ligne éditorial, un choix éditorial, un agencement des textes, un travail avec une illustratrice. Chaque numéro porte un titre et peut être considéré comme une plaquette. Vous pouvez emmener votre revue aux chiottes, dans le bus, et même lui ouvrir votre lit. Vous pouvez conserver [Sans titre] dans un tiroir et le retrouver en parfait état de lecture dans trente ans, vous pouvez le lire, le relire, le corner, le prêter.

En outre, que notre poésie soit lue sur un écran avec cinq onglets ouverts à côté ne nous intéresse pas vraiment.

A qui nous dit que le choix du numérique nous offrirait un plus large public, je réponds qu'il y a plus de personnes qui ont une adresse postale que de personne qui ont une connexion internet. Nous ne rougissons pas de vendre nos abonnements, nous ne voulons pas vendre des ordinateurs et des abonnements à Internet.

Pourquoi [Sans titre] n'est-il pas gratuit ?

La gratuité est une belle idée quand elle réelle et non prépayée. L'internet dans son entier et les journaux dits gratuits, sont prépayés par la publicité. Nous ne voulons ni de la publicité ni de subventions culturelles distribuées dans un état d'esprit fasciste.

Nous ne recherchons pas le succès financier et vendons à prix libre (à l'unité) ou prix coûtant (par abonnement). Nous ne vous vendons pas nos poèmes mais l'encre et le papier. [Sans titre] n'est pas comme les DVD "réservé à un usage personnel dans le cadre de la famille", nous serions ravis de voir les exemplaires passer de mains en mains jusqu'à être laissés sur une table de café ou dans un transport public. Un abonnement collectif serait de votre part une très bonne idée !

Pourquoi publier nos écrits ?

Nous nous sentons écrivains et comme tout écrivain nous avons le désir irrépressible d'être lus. L'écriture est une expérience de la solitude, la lecture aussi, mais le geste artistique est un don. Notre travail éditorial, assuré par le rédac'chef, consiste à se demander si ce que nous avons produit et s'est retrouvé devant nous a la possibilité d'intéresser quelqu'un en quête d'un peu de lecture.

Certains des auteurs que publie [Sans titre] désirent faire carrière dans la littérature, non pas pour obtenir les caresses d'autoproclamés Reconnaisseurs, mais bel et bien pour obtenir le succès, au sens très général du mot. Pour un musicien, séduire jusqu'à l'osmose une petite salle est un succès.

D'autres sont plus dilettantes, au sens noble du mot, et leur production, que nous ne jugeons pas de moindre qualité, est la preuve d'une pratique de l'art banalisée. Car la poésie est la fois peu et beaucoup, elle doit perdre sa majuscule.

Comment s'abonner ?

Téléchargez le bulletin d'abonnement, imprimez-le et renvoyez-le à l'adresse mentionnée. N'oubliez pas de communiquer votre adresse postale, une adresse électronique peut éventuellement nous permettre de vous envoyer plus rapidement un accusé de réception du réglement. Ne vous inquiétez pas si nous tardons à vous donner des nouvelles, le rédac'chef est un être assez volatile qui bouge pas mal et dont on ne sait pas toujours vraiment où il se cache, mais vos six numéros ne seront pas oubliés. Nous ne pouvons vous fournir aucune garantie de notre bonne foi et vous demandons poliment votre confiance. A vrai dire, nous avons matière à croire que la plupart de nos abonnés seront des connaissances, mais le cas échéant vous pouvez prendre contact par courrier électronique* ou non-électronique**.

Vous pouvez bien sûr envoyer une demande d'abonnement sur papier libre, du moment qu'y a toutes les informations..

Comment prendre connaissance du contenu de la revue pour savoir s'il m'intéresse ou non ?

Bonne question. Allez, comme on est gentil on va mettre en ligne quatre pages du numéro 3 consultables en ligne, ici et là.

Que faire pour être publié en tant qu'auteur dans [Sans titre] ?

Vous pouvez nous envoyez des textes. Toutefois nous vous invitons à prendre d'abord connaissance de la revue, pour vous assurer de bien correspondre à notre ligne éditoriale.

* * *

Contacts :

* revuesanstitre@gmail.com

** Revue [Sans titre] - chez Anaël Pineau
Lieu-dit Marette
63 290 PASLIERES

Posté par yelti à 22:39 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]